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LP

Nice Jazz Festival

Nice

21 Juillet 2018

Images et témoignage de Caroline Garcia

Me voilà au Nice Jazz Festival de Nice, pour la clôture de l'évènement. Je m'attendais à la venue de Rag'n'bone man comme prévu et puis j'ai su au dernier moment que LP le remplaçait. Ne connaissant pas du tout cette Artiste en live, j'étais curieuse de son show. A part des chansons les plus connues, je ne savais pas grand chose de son répertoire. Arrivée en avance, je me place tout devant la scène, pour profiter à fond du concert et pouvoir faire de belles photos. Par chance je me trouve à côté d'Agnès avec qui je fais un peu connaissance. Elle me guide. Et pour cause! Fan absolue de Laura, elle fait partie intégrante de son fan club officiel Français. Jolie rencontre. Elle me parle de ses derniers voyages pour la découvrir sur scène... Le temps file. Le 1er groupe Américain se produit encore avec la lumière du jour. Et c'est au tour de LP de rentrer dans la danse. Un petit bout de femme pleine d'énergie, qui occupe parfaitement la scène et va dans tous les sens pour voir tout son public. Tantôt balades, tubes, folk, pop, sa voix est vraiment belle et claire. Et le travail des musiciens n'ettouffe pas sa voix. La magie opère sur moi. Le public n'est pas en reste. Je jubile de cette découverte improvisée. Clic clac! Je prends des photos à gogo. Je tente d'immortaliser son sourire et ses yeux rieurs et sincères. Sur certaines de ses postures on ne peut que constater qu'elle donne ses tripes en chantant. Puis des mélodies s'enchaînent avec son fameux ukulélé... Je ne vois pas passer le temps. C'est trop court. J'ai découvert une personnalité attachante et tellement talentueuse! Je remercie Agnès de m'avoir parlé avec tant de passion de son idole... Le Nice Jazz Festival d'avoir pu placer LP ce jour là de façon inopinée et bien sure l'Artiste qui se démène clairement pour faire plaisir à un public assez large. Laura me laissera l'image d'un animal sauvage, nerveux, à la fois rock, vintage et... Heureuse. Belle performance! On se reverra! Caroline Garcia

 


Le concert, comme si vous y étiez ! (bientôt les vidéos ^^)

Par Fragments d'Agnès

In English on Anna's blog : https://iamlp.blog/2018/07/24/2018-european-summer-tour-day-25-nice-jazz-festival-in-nice-france/

Nice le 21 juillet 2018

 

Vendredi 20 juillet, 23 heures, coup de fil … A l’autre bout, Claire et Alex, surexcitées, essaient de mettre leurs mots en ordre. Elles sont en Allemagne, pour le concert de LP à Ludwisburg, qui vient de s’achever. Moi je rentre à peine chez moi après une autre de ces journées pénibles et irréelles.

 

« Demain !! Avion !! Nice !! On cherche un trajet !! » … Hein ? Quoi ? Nice ? Mais vous me parlez de quoi là ? Il est où le décodeur ?

 

« LP fait un concert de dernière minute à Nice demain à 21h15 !!!!!!!! Il faut qu’on y aille !!!!!!! Laetitia, d'Elektra France,  nous demande de diffuser massivement l’info pour qu’il y ait un max de public !!! »

 

Wow !!!!! Sérieux ??!!!! Mais c’est dans moins de 24 heures !!!

 

Passée l’émotion de la surprise, aussi soudaine qu’énorme, me voilà donc en quête de toutes les informations nécessaires pour me téléporter jusqu’à la capitale de la Côte d’Azur. Une main sur mon ordi pour noter le trajet, repérer le lieu du Nice Jazz Festival, trouver un parking, répondre aux fans sur la page de Elle est LP – LP France officiel, rameuter les troupes, une deuxième dans mon placard, à sortir quatre fringues pour le weekend, ma brosse à dent, une bouteille d’eau, ma carte bleue (qui se terrait, apeurée, au fond d’un tiroir) et la troisième pour regrouper les affaires du fan club, le drapeau, ma casquette, des gobelets, des badges (heu oui … il nous a fini par nous pousser une troisième main au fan club …).

 

Je change un peu mes plans du lendemain, mais je refuse de les annuler ; certaines choses passeront toujours avant … Debout donc vers 6 heures, après environ 4 heures d’un dodo agité. Je termine les préparatifs, charge ma voiture. Claire et Alex n’ont pas pu avoir d’avion … Je serai seule à représenter le fan club officiel pour la seule date française de la tournée estivale de LP. Weekend de chassé croisé sur les routes, plus de 30°C annoncés, des bouchons en perspective, je croise les doigts pour me faufiler au travers de tout cela sans trop d’encombres. 10 heures, je démarre le moteur, mets la musique à fond (du LP et du Lauren, bien évidemment, what else ?). J’ai les nerfs en pelote, trop peu de sommeil, un début de mois déjà bien compliqué.

 

Six heures de route plus tard, je longe le bord de mer, fenêtre ouverte. Pas un nuage à l’horizon, il fait un temps magnifique. La vue est tout simplement superbe, très apaisant tout cela en fait, ça me fait beaucoup de bien. Je roule lentement jusqu’à repérer un parking assez proche du Nice Jazz Festival. Une fois ma voiture bien garée, je flâne quelques instants sur la promenade des Anglais. L’eau d’un bleu azur est presque transparente. Les baigneurs s’en donnent à chœur joie. Je me dirige maintenant vers l’entrée du festival. Il n’est même pas 17 heures, la billetterie est ouverte mais il n’y a personne. Je tourne autour des remparts du festival et décide de patienter à l’ombre.

 

18h30, ouverture des portes, il n’y a vraiment pas grand monde. Je m’approche de la scène Masséna, le parterre est vide … Je prends place tranquillement juste au milieu, contre la barrière. 19h30, toujours personne à part un rare public ci et là, assis en train de siroter de grands verres et de se prendre en photo. LP ne passe qu’à 21h15, mais quand même … il y aura bien quelques fans non ? Tellement dommage de ne l’avoir su qu’au tout dernier moment, mais tellement inespéré aussi, tout le monde a été pris de court. Quel magnifique cadeau elle fait à la France ! J’aperçois un gros ballon rouge en forme de cœur marqué des initiales LP. Ouf, je ne serai pas toute seule.

 

Les gens commencent à arriver, tout doucement, il y a en fait une deuxième scène, pour le jazz, un peu plus loin. Je me retrouve à discuter avec ma voisine de droite, Caroline. Elle ne connaît LP qu’à travers Lost On You, mais ne l’a jamais vue en concert. Elle avait pris des places pour toute la durée du festival, elle va donc avoir l’occasion de la découvrir. J’enfile mon t-shirt du fan club.

 

20h00, le premier groupe, Nathaniel Rateliff & The Night Sweats, se met en place. Le public s’amasse doucement. Guitares, claviers, trompettes et saxo, un super beat, c’est parti. Une heure d’un pur son soul et country, des rythmes entraînants, tout le monde marque la mesure avec les pieds, les mains, la tête. Ah ça dépote !! Ça y est, le public est enfin chaud, alors que le soleil finit de se cacher derrière les immeubles. J’aperçois une tête bouclée sur la droite de la scène derrière un téléphone brandi en direction du groupe. LP est là, elle kiffe cette musique. Titty est juste à ses côtés et Brian la suit de très près.

 

21h, tout le monde applaudit chaleureusement le chanteur et ses musiciens. Les techniciens rangent le matériel aussi rapidement que possible. Je commence à entendre des « LP !! » fuser derrière moi. Cool, son public est là, présent. Je sors le drapeau du fan club pour l’installer sur la barrière. Ma voisine de gauche (dont je n’ai malheureusement pas le prénom) va m’aider à le tenir avec Caroline. Elias monte sur scène, s’installe à la batterie pour faire les derniers réglages. Alex attrape sa guitare, la branche, l’accorde. J’entends discuter deux personnes avec les photographes présents devant les barrières. « Vous savez qui est-ce qui passe maintenant ? LP doit passer à 23 heures non ? C’est pas elle maintenant, elle remplace Rag’N’Bone Man, donc ce sera à la même heure que lui non ? ». Le photographe n’est pas très sûr de lui, je finis par confirmer que c’est bien elle qui doit chanter maintenant. « Vous êtes sûre ? » Ah oui, plutôt lol ! Ce sont ses musiciens sur scène. Le photographe continue de faire son exposé « LP, c’est une chanteuse américaine … Je crois que c’est Laura ‘Pergolozzi’ son nom en fait, ou quelque chose comme ça … ». Je souris.

 

Un monsieur monte enfin sur scène, un micro à la main. « D’habitude on a une annonce, qui est préparée à l’avance pour annoncer le concert, sauf que là, il a fallu qu’on fasse trois ou quatre saltos arrières pour essayer de proposer un spectacle formidable. En 24 heures toute l’équipe du festival s’est mobilisée pour vous proposer cette artiste … ». Il n’a pas le temps de terminer sa phrase, il est immédiatement interrompu par plusieurs « bravo !!! », des applaudissements et des cris de joie. « Je voudrais remercier l’équipe du festival, continue-t-il car c’est une formidable aventure humaine dans laquelle il se passe plein de choses et dans laquelle il arrive parfois d’avoir des choses extraordinaires, exceptionnelles, et c’est grâce à une artiste formidable qui a accepté de se détourner de sa tournée de Stuttgart où elle jouait hier pour aller demain à Porto, pour venir jouer ce soir ici sur la scène du Nice Jazz Festival … Veuillez applaudir LP !! ». Mais on ne l’entend déjà plus parler, la foule est en délire. La bande son se lance, on dirait comme une interview. La voix de LP, posée, retentit dans les hauts parleurs. Au milieu des cris du public, on distingue quelques uns de ses mots « … powerful … humanity … they’re so beautiful … strange ». Alex, Max, Elias et Brian entrent maintenant en scène et s’installent derrière leurs instruments. La voilà à son tour, qui se dirige vers son micro d’un pas assuré et rapide, un grand sourire aux lèvres. Une main sur le cœur pour remercier son public et elle empoigne sa guitare. « I wanted more, you wait away … Nothing really matters when you up against me. Ouh ouh ouh ouh!! … I just want you up against me, Nice !!! » et c’est parti pour plus d’une heure de show. La foule est en délire, tout le monde chante, applaudit, siffle avec elle. Un « thank you so much » et elle enchaîne avec Tightrope. Le micro à la main, elle arpente le devant de la scène, envoie des baisers et reçoit déjà ses premiers cadeaux, un petit lapin en peluche qu’elle installe au centre de son tambourin. Elle repart sur la gauche, remercie encore son public en s’inclinant, sa main sur la poitrine. Les photographes la suivent au pas de course devant moi, un coup à gauche, un coup à droite, il faut avoir une bonne condition physique pour prendre LP en photo sur scène !

 

Retour au centre, Connor lui rapporte sa guitare et les premières notes de Other People retentissent au Nice Jazz Festival accompagnées de son sifflet légendaire. Petit solo guitare pour Alex, les yeux fermés… Fin de la chanson, un photographe accepte, un peu gêné, de faire passer le ballon en forme de cœur sur la scène. LP y prête attention avec un sourire, puis prend son tambourin … Muddy Waters. Les trois premières chansons sont terminées, les photographes sont invités à quitter la fosse, mais certains resquillent encore pour capturer quelques derniers clichés. LP discute et rigole avec Elias. On la voit parler dans le micro à côté de la batterie, mais on ne l’entend pas, petit souci technique ? Sans s’affoler, elle revient devant son public et prend la chanson en cours. Derrière moi j’entends des personnes chanter en chœur avec elle et s’extasier. « In the muddy waters we’re falling !!! » LP tient la note, Alex fait crier sa guitare, Elias est presque debout sur sa batterie, un véritable feu d’artifice musical. Petit intermède, le temps de reprendre leur souffle et de changer d’instruments. LP en profite pour remercier le Nice Jazz Festival « Je suis tellement contente d’être ici, nous sommes tellement reconnaissants d’avoir vu Nathaniel Rateliff & The Night Sweats, c’est un groupe génial, et merci d’être venus. Et pour Rag’N’Bone man, c’est un super gars aussi, je suis désolée pour ceux qui voulaient le voir … et vous m’avez moi à la place ». « Tu es mieux ! » entend-on dans le public au milieu des cris d’enthousiasme. 1, 2, 3, 4, somebody left the gate open !! et revoilà Alex qui s’éclate sur sa guitare et Brian au micro pour faire les chœurs. Une petite gorgée d’eau et c’est reparti avec Death Valley. Suivent ensuite deux nouvelles chansons, Girls Gone Wild puis Dreamer, probablement présentes sur son futur album qui doit sortir dans quelques mois, comme elle nous l’explique. Qu’est-ce que cette chanson est belle …Elle me donne des frissons à chaque fois que je l’entends … LP prend son micro à la main et se met à déambuler sur la scène, tendant ses bras vers son public, qui le lui rend en faisant des cœurs avec leurs mains. Elle semble vivre cette chanson du plus profond de ses tripes. Changement immédiat de décor avec Elias qui lâche ses cheveux. « Oh bear me no witness ! » Max suit le rythme sur ses claviers, Alex fait chauffer sa guitare, et LP manque de se prendre les pieds dans son câble en lui tournant autour, ce qui nous vaut un grand sourire des deux protagonistes. Alex met son médiator entre ses dents le temps de lever les bras pour taper dans ses mains, suivi par un public conquis. La tignasse d’Elias s’envole à chacun de ses coups sur les cymbales et caisses, un vrai régal visuel cette chanson ! Sans transition, on passe à When we’re high et à un Max qui lève le poing en cadence. « Let’s swallow the moon and the stars, let’s wallow just right where we are » nous lance-t-elle en écartant ses bras en notre direction, suivi d’une ovation immédiate. Voici maintenant Suspicion. Max s’avance enfin devant ses claviers, une guitare à la main. Brian, tout de blanc vêtu, le rejoint à l’arrière de la scène. Face à face, presque en miroir, ils se renvoient les notes de leur instrument à cordes, tandis que LP entonne « the silliest of notions, why Romeo took potion basecally, to be or not to be, to cheat or not to cheat, believe or not believe that you’re mine ». Encore un « thank you so much » qui vient ponctuer son concert, avant de prendre son harmonica pour le glisser dans sa poche. C’est l’heure de Strange, sans écran géant cette fois. Le public l’acclame et chante avec elle. Elle termine la chanson en balançant son bras en l’air, imitée par la foule, avant de lancer un énième « thank you so much !! » sur les dernières notes de ses musiciens en délire et de rejoindre TC en coulisse. On l’aperçoit boire de l’eau avant de voir Titty trottiner vers l’avant scène pour remettre le micro sur son pied. Toujours aussi beau ton sourire Titty ! Il témoigne vraiment de l’amour que tu portes à LP et de la magie que tu vis au quotidien ;) Merci de nous le faire partager ! En repassant près de Brian, elle en profite pour taper dans sa main. LP est de retour. On peut entendre le public crier son nom « LP !! I love you ! ». « Baby, I’ve been lost today, you’re my levitator ! ». Plantée devant son micro, son ukulélé à la main, elle continue son tour de chant, avec, une fois de plus, un Alex en transe sur sa guitare, un Elias et un Brian parfaitement complices. Une de mes chansons préférées à présent, Free to Love. « All I need is you, all I need is you, Nice » nous envoie-t-elle avec un sourire et en ouvrant ses bras vers nous. Il n’en fallait pas davantage pour que le public exulte à nouveau. Ça y est, Max se lâche enfin et grimpe sur l’estrade d’Elias, Brian sautille sur place avec sa basse. Difficile d’entendre LP parler à présent tellement la foule crie, siffle et l’applaudit. « Merci beaucoup ! Un grand merci au Nice Jazz Festival de nous avoir demandé de venir. C’est notre premier concert en France cet été, et nous sommes tellement fier ». « Bravo à vous d’être venus nous écouter »  continue-t-elle en se mettant à nous applaudir à son tour, suivi par ses musiciens. Puis elle termine en présentant Alex, Max, Brian et Elias, entrecoupée par les cris du public, avant d’entendre retentir sur la scène Masséna les premières notes de Lost On You, dernière chanson de son concert. Petit instant magique à ce moment-là, je demande au monsieur de la sécurité devant moi s’il peut passer à LP le drapeau bleu blanc rouge du fan club officiel français Elle est LP – LP France officiel. Je crois que je ne le remercierai jamais assez … Il prend le drapeau et s’approche lentement de la scène, attendant le meilleur moment pour le lui lancer. Bingo ! LP l’attrape au vol et le brandit à la foule en délire, avant de bien le caler dans sa poche arrière ! Un drapeau français dans les mains de LP pour sa seule date en France, voilà le plus des cadeaux qu’elle pouvait faire à tous ses fans ce soir ! Elle s’éclate sur cette chanson, enlève son oreillette pour mieux entendre les fans chanter, se penche presque un peu trop en dehors de la scène et manque de tomber, entraînant avec elle un projecteur sur pied. Heureusement elle se rattrape in extremis, ainsi que le projecteur. Mais rien n’entame son plaisir. Elle continue : « together !! (ensemble) oh oh oh oh oh oh oh », et encore une fois elle lève son bras au dessus de sa tête, encore une fois le public la suit. « Nice !! thank you so much !! thank you very much … Merci beaucoup » le reste devenant inaudible tellement la foule laisse éclater sa joie. Elle finit par sortir de scène sur les acclamations du public, suivi par Brian, Elias, Max et Alex qui remercient aussi tout le monde de leur main. Elias revient quelques secondes plus tard pour lancer ses baguettes dans la foule. Encore des applaudissements, des cris, des sifflets. Autour de moi j’entends les réactions ravies, éblouies des personnes qui la découvraient ce soir. Il y a des sourires sur tous les visages. J’ai filmé tout le concert, qu’on mettra sur le site internet du fan club dès qu’on aura un moment de libre (www.lpfrance.com).

 

Le temps de rassembler mes affaires (et mes esprits), j’arrive à me faufiler au travers de la foule encore bien présente. En effet, il y a encore un groupe à venir, Soulwax. Je me plante un peu plus loin, sur le chemin qui mène à la sortie des artistes. Impossible de m’asseoir, beaucoup trop nerveuse, beaucoup trop « high » encore. Pourtant, il va falloir que je me ressaisisse. J’ai apporté avec moi quelques articles de notre fan club dans l’espoir de les faire signer par LP, pour les faire ensuite gagner à nos adhérents. Mais je n’arrive pas à redescendre sur terre … TC s’approche. Je tremble. Je lui demande gentiment si c’est possible, il me répond que oui, que je n’ai qu’à attendre ici. Attendre … Ok … je vais attendre … Rien pour m’asseoir, je tourne en rond … J’aperçois Alex, suivi par trois fans. Il prend le temps de discuter avec elles, vraiment charmant. Il arrive à ma hauteur. C’est pas vrai … mais où sont passés mes mots ? Qu’est ce que j’ai fait de mon anglais ??! Je ne sais pas comment il a fait pour me comprendre tellement j’ai bafouillé. Je lui ai même fait répéter ce qu’il me disait. « Oh, je suis désolé, je parle peut-être un peu trop vite » s’est-il même excusé … Il est vraiment adorable … Je lui ai demandé de signer notre grand drapeau. On s’est alors mis à quatre pattes par terre, le tissu étalé à même le sol, et il me l’a gentiment signé. Pour ce qui est des photos avec lui, il ne souhaite pas en faire, expliquant que c’était un principe auquel il tenait vraiment. Respect, pas d’autres mots. Avant de repartir, il me demande mon prénom. Je lui réponds : Agnès. « Wow ! Ag’nes ? » Je souris tout en le répétant. En effet, mon prénom est compliqué à prononcer pour les anglophones, ils ont du mal avec le son « gn ». « Comment tu l’épelles ? Agnès ». Yes ! réussi ! Bravo. Il termine en me disant qu’il a été très content de me rencontrer et me souhaite une belle fin de soirée, avant de me faire un signe de la main et de s’éloigner. Alex est quelqu’un de vraiment charmant, posé, calme, presque tout le contraire de ce qu’il dégage sur scène où il exulte régulièrement. Et il a un sourire à tomber par terre. Merci beaucoup Alex de ces quelques moments passés en ta compagnie, merci d’avoir pris le temps de discuter un peu avec moi. Je reste donc là, à continuer d’attendre … Je prépare les affaires, les étale sur le rebord d’un poteau, sort le marqueur, fait de la place, et je continue de tourner en rond, discutant de temps à autre avec Claire et Alex, revenues enfin à Paris. Tout à coup, je vois un groupe de personnes avancer en crabe dans ma direction. Quelques flash par ci par là. Je finis par distinguer une touffe bouclée brune au milieu, juste à côté d’un t shirt rayé blanc et noir avec les bras chargés de cadeaux. C’est elle, avec Titty … Elles arrivent vers moi. J’ai les mains moites… Prenant mon courage à deux mains, je me plante au milieu du chemin et lui fait un signe timide de la main. Hi ! LP me regarde, son sourire s’agrandit. « C’est toi qui m’a lancé le drapeau sur scène !! Génial ! Merci beaucoup ! Comment vas-tu ? Je suis tellement contente de te voir ! » et la voilà qui me tend les bras et qui m’enlace tendrement. Et là le temps s’arrête … littéralement, il reste en suspension. En l’espace de quelques secondes, elle réussit à dénouer mes tensions les plus tenaces. Elle a ce don extraordinaire de te faire te sentir unique. Magique… Que son câlin me fait du bien ! Pourtant, tout va très vite, elle continue d’avancer, les gens autour d’elles continuent de lui demander des selfies, des autographes, ce qu’elle fait avec toujours le même sourire. J’en profite pour lui demander si elle peut m’accorder quelques minutes pour signer des articles du fan club. « Yes ! Of course ! (bien sûr), qu’est ce que je te signe ? » Je lui tends le marqueur et lui montre l’endroit où j’ai tout installé. A moitié dans la pénombre, elle commence à signer, tandis que tout autour, les gens commencent à allumer leur torche pour l’éclairer. Titty l’aide à lui tenir les articles qu’elle signe avec grand plaisir. Je la filme. Elle se relève, signe encore un chapeau. Puis je lui tends mon téléphone, je venais d’activer la conversation vidéo avec Claire et Alex. Quelle ne fut pas sa surprise de voir leur visage ! Là aussi de grands bonjours et de grands sourires de chaque côté de l’écran « hey ! les filles ! comment allez-vous ? On s’est vu hier à Stuttgart non ? je suis contente de vous revoir ! » nous dit-elle en faisant plein de coucous de la main. Elle arrive à la barrière. Je lui lance un dernier : merci beaucoup ! La France t’aime, les fans français t’attendent, tu leur manques ! Elle me répond qu’elle aussi elle les aime et termine avec un « à bientôt » avant de disparaître rapidement, accompagnée de Titty.

Je me retourne lentement. J’ai laissé mes affaires en vrac à un mètre de là. Je ne sais plus trop où j’en suis ni où je me trouve. Je range soigneusement les drapeaux, le marqueur et m’installe comme je peux au pied de ce poteau où LP vient de gentiment prendre du temps pour son fan club officiel. Elle a emporté ma respiration et mes battements de coeur avec elle. Mes bras sont appuyés sur mes cuisses, je regarde le sol. Je laisse couler des larmes, chaudes, apaisantes. Mes yeux sont embués. Tellement que j’ai du mal à distinguer le « LP » écrit sur le passe de la personne juste devant moi. Je lève la tête. Un groupe de cinq hommes sont là, marchant tranquillement vers la barrière. Je reconnais Elias et Brian, mais je suis incapable de bouger, incapable de parler, incapable de les appeler. Je les regarde passer à un mètre de moi, des larmes sur mes joues. Je soupire. Quelle soirée mémorable … jamais je n’aurais osé imaginer, il y a tout juste 24 heures, que je vivrais cette parenthèse temporelle extraordinaire, ce moment de bonheur magique et irréel, maintenant gravé au plus profond de mon coeur. Merci LP pour tout l’amour que tu nous donnes, merci pour ta générosité. Merci de m’avoir prise dans tes bras ce samedi 21 juillet au soir. Tu ne peux pas t’imaginer combien j’en avais besoin et combien cela m’a fait du bien. Love. Fragments d’Agnès

Pour vous faire patienter encore un peu pour les vidéos (qui seront en ligne très prochainement), voici une petite mise en bouche ^_^

Commentaires: 1
  • #1

    valentin leroy (lundi, 24 septembre 2018 07:43)

    récit sublimissime !on s'y croirait !!!Merci pour ce partage